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Articles publiés dans cette rubrique
Edito
On le sait bien : d’une élection à l’autre, les dirigeants changent, les débats prennent différentes teintes, mais la réalité reste la même. Suffrage universel, multiples partis et programmes, débats politiques médiatisés, primaires... le spectacle démocratique est en place. Il doit maintenir la croyance dans ce système, entretenir l’illusion qu’on puisse être maîtres de notre avenir.
D’un parti à l’autre, l’essentiel est conservé. Les bases du système ne peuvent jamais être remises en question : exploitation, propriété, frontières, marchandise, argent, famille... De toute manière, dans l’exercice du pouvoir, (...)

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Appel à participation
Ce bulletin se veut être un outil d’informations et d’analyses sur les questions sociales, de logement, de boulot et de précarité, de contrôle et répression tous azimuts, de nuisances technologiques, etc. ; sur les luttes d’ici et d’ailleurs dans lesquelles se tissent parfois complicités, mise en commun des moyens de survie et perspectives d’émancipation ; sur tout ce qui permet de connaître, comprendre et s’opposer à ce monde qui produit du décervelage, de la résignation, de la misère et de la mort, et qui nous est présenté comme la seule voie possible.
C’est un relais local de réflexion et d’infos sur (...)

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Crachons dans la soupe, elle est dégueulasse !
Ce dossier est bien rempli ! Pas étonnant, la précarité, c’est quand même ce que beaucoup vivent au quotidien et qui tend à se généraliser. Enfin, que nous subissons tous... pas vraiment ! Certains n’ont encore pas trop de soucis à se faire pour remplir leurs frigos et ce sont les mêmes qui nous bassinent avec leur soupe politique et leur morale. Pour ceux-ci, il y aurait les bons et les mauvais travailleurs, les bons et les mauvais chômeurs...
Les politiciens et les patrons, relayés par les médias et les institutions, montent tour à tour les travailleurs contre les chômeurs, les travailleurs français (...)

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Taxe d’habitation
Vous êtes RSAstes ou vous avez moins de 25 ans, plus largement, vous n’avez pas de thune et pourtant vous avez reçu ou allez recevoir un commandement à payer la taxe d’habitation. Son montant s’élève de 50 à 500 euros selon les communes, le loyer du logement que vous occupez ainsi que vos revenus. En fait, vous n’y étiez pas assujetti auparavant, mais cela a changé : depuis le passage du RMI au RSA en juin 2009, tous les faibles revenus sont soumis à cette taxe. Illustration d’une des nombreuses manières, en période de crise, qu’a l’État de reprendre d’une main les miettes qu’il avait octroyé d’une (...)

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Exploités Énervés
Un collectif sur Alès et les Cévennes
Il vise à lutter contre les radiations, les contrôles, les expulsions, l’exploitation, les incessantes difficultés que les administrations, les patrons, les propriétaires nous causent. Pour ce collectif, il n’y a pas d’opposition entre les personnes ayant un emploi ou pas. Quelle que soit notre situation, l’État cherche à nous maintenir dans l’isolement et le cas par cas. Face aux institutions, aux employeurs ou aux bailleurs, il s’agit de prendre acte que la misère est la même pour tous, qu’il ne s’agit pas de situations individuelles, ni même de droits et de devoirs, mais bien des rouages de ce système (...)

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Macha, Roger et Monsieur Serpent
Juillet 2011, Roger, blessé, bénéficie d’un arrêt de travail jusqu’à la fin de son contrat (31 août 2011). Son employeur, Monsieur Serpent, se retrouve en difficulté pour honorer les nombreux chantiers sur lesquels il s’était engagé. Il renonce donc à certains. Ce manque à gagner provoque en lui une haine envers Roger. Monsieur Serpent ayant l’habitude de ne pas lui payer ses heures supplémentaires, ni ses indemnités de congés payés, cela lui faisait de bons profits. Pour se venger, il refuse de lui fournir les justificatifs nécessaires pour constituer son dossier à Pôle Emploi. Roger se retrouve donc sans (...)

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Des seigneurs à abattre...
Dans certains coins des Cévennes, les notables se prennent pour des petits seigneurs : comme au Moyen-âge, ils rançonnent et oppriment. Cette bourgeoisie d’aujourd’hui s’exprime à travers son rang social de propriétaire, de chef d’entreprise ou d’élu.
Marchands de sommeil, ils nous louent des appartements pourris ! Ces locations souvent mal rénovées, difficiles à chauffer, nous coûtent relativement cher. Et quand il s’agit de rembourser une caution, ils refusent bien souvent de nous restituer l’argent.
Nous nous retrouverons le 7 juin 2012 devant le tribunal d’Alès pour dénoncer cette oppression qui est (...)

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La croisade "anti-fraude" frappe encore les pauvres
En ces temps de crise et de restrictions budgétaires, les pauvres sont les premiers à payer. Salariés, nous devons nous plier à la concurrence et aux injonctions du marché, pour sauver nos emplois. Bénéficiaires des prestations sociales, nous devons accepter de nous plier à toutes formes de contrôles et d’humiliations, pour conserver l’aumône que l’État nous concède. D’autant que la campagne contre la fraude est devenue une priorité nationale. À écouter politiques et journalistes, ce fléau social serait en grande partie responsable de la crise économique et financière. La chasse est ouverte. À la sécu, au (...)

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Arrête de nous remonter les bretelles
Une travailleuse sociale du coin qui s’occupe de différents dossiers RSA applique au pied de la lettre son rôle de référent-flic. Elle s’octroie un pouvoir sur nos vies ! Enquêtes derrière notre dos, coups de fil intempestifs, rendez-vous inutiles, menaces de sanctions aux moindres retards, manque de considération manifeste de nos vies et de nos projets, manque de respect. Certains sont incompétents pour débloquer nos dossiers mais toujours prêts à nous suspendre. La soumission à la hiérarchie, l’infantilisation et l’application zélée des mesures anti-pauvres du gouvernement ne sont pas une fatalité. (...)

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Autodéfense des précaires !
La brochure Quelques conseils pour faire face aux contrôles domiciliaires de la CAF aborde une question qui touche des milliers d’allocataires de minima sociaux. Et ce d’autant que les politiciens développent une propagande contre les « fraudeurs ». Ils divisent les RSAstes, chômeurs... tout comme ils divisent travailleurs et sans-emploi. Nous rendre responsables des déficits voire de la crise leurs est bien utile pour occulter le fonctionnement du capitalisme. Ainsi les contrôles vont se multiplier et nous risquons tous d’en subir les conséquences. Il faut donc s’y préparer et s’organiser pour (...)

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Refusons les équipes pluridisciplianires !!!
Qu’est-ce que c’est qu’ça !!??
Les équipes pluridisciplinaires sont un nouveau dispositif mis en place dans plusieurs départements, notamment celui du Gard, concernant les RSAstes. Ces équipes sont composées de deux RSAstes, ainsi que d’un représentant du Pôle Emploi, d’un responsable insertion, d’un représentant de la DEE (conseiller emploi) et enfin d’un représentant du CCAS. Elles ont pour objet d’étudier les dossiers d’allocataires afin de réorienter leurs parcours, et réduire, suspendre ou supprimer leurs allocations. Évidemment, les décisions sont prises anonymement et en toute confidentialité.
Ces (...)

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Le travail c’est la crise
Une récente mesure contraint les RSAstes à 7 heures de travail hebdomadaire, pour 130 euros de plus par mois, sous peine de radiation. Elle s’applique aujourd’hui dans une dizaine de départements en attendant sa généralisation.
Son aspect répressif est évident, tout comme il l’est pour les « offres raisonnables d’emploi » qui obligent les chômeurs à accepter n’importe quel boulot, payé une misère, pour ne pas se faire radier.
Mais ces mesures reflètent surtout la volonté de précariser encore plus le marché du travail. Les statuts de chômeur ou RSAste mobilisables à la demande sont le prolongement des boulots (...)

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Pourquoi parler de crise ?
Le texte ci-dessous se veut une piste de réflexion sur les ressorts et les enjeux de la crise. Il a été écrit par le collectif RISC (Revue internationale sur la crise) qui lance un appel à débat sur ce sujet sur le site crise.noblogs.org
Ce que nous voulons attaquer c’est le discours dominant qui explique que les causes de la crise actuelle sont à chercher dans le mauvais capitalisme financier. Nous pensons que la crise financière n’est qu’un symptôme d’une maladie plus profonde et qu’il s’agit en fait d’une crise du capitalisme lui-même. Ses conséquences seront certainement terribles mais ce sera (...)

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De la carotte au bâton
La répression est le pilier inamovible de tout régime politique. En démocratie, elle constitue le revers sombre du Droit et de la Loi. La Police s’accompagne alors de la Justice, et c’est ce qui donne à la répression ses airs de respectabilité, forçant l’adhésion des citoyens. La répression démocratique a vocation à maintenir et à perpétuer l’ordre et la cohésion sociale contre les récalcitrants, qu’ils sortent des clous par nécessité ou par choix. Sabotages, grèves sauvages, insoumission, désertion et déviances diverses aux injonctions socio-économiques, politiques ou morales des Etats ont toujours été (...)

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Kaliméro sous le soleil, c’est quoi au zuste ?
Parce que le quotidien de ceux qui ne possèdent rien ou pas grand-chose consiste à survivre dans un monde où s’intensifient contrôle, exploitation et répression. Parce que, souvent, les griffes de la justice se referment sur ceux qui luttent contre ce monde capitaliste...
Plutôt que de rester isolés face à la police, aux tribunaux et au monde carcéral, il est nécessaire de développer des solidarités entre ceux qui sont confrontés aux offensives du système pénal.
Le collectif Kaliméro sous le soleil se propose d’aider financièrement les inculpés (envois de mandats mensuels aux prisonniers, prise en charge (...)

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L’ADN à fond la forme !
B., précaire, est convoquée au tribunal d’Alès le vendredi 31 août 2012. Décathlon a porté plainte contre elle. Elle devra répondre des chefs d’inculpation de vol de matériel de camping et de tentative d’émission de chèque sans provisions. Elle passe également en procès pour avoir refusé de se soumettre au prélèvement ADN à l’issue de son audition.
Dans ce cas comme à quasi chaque interpellation et passage chez les flics, ces derniers tentent, par la pression et la menace, d’imposer le prélèvement ADN aux personnes auditionnées afin d’alimenter le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG). (...)

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Solidarité face à la Justice et au fichage
Le 25 octobre 2011, Jéjé s’est fait interpeller pour deal de shit. Il a fait une garde à vue durant laquelle il a refusé le prélèvement ADN. Il a été convoqué le 14 décembre 2011 en CRPC (comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité) au tribunal d’Alès .
Au cours de la garde à vue, en plus d’inculper Jéjé pour insoumission au fichage et commerce illégal, les flics ont mené plusieurs interrogatoires portant sur ses relations et idées politiques (mouvement contre la réforme des retraites, venue du président à Alès, rapport avec des organisations politiques, avis sur la tenue d’un G20 à Nice, etc.). (...)

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Un "barbare" agressé par le gérant d’un U Express
Le 12 septembre, 11 h 30, magasin U Express de Beaucaire (30), il y a du monde aux caisses. Vido remarque, rigolard, qu’avec 2,7 milliards d’euros de bénéfices reversés aux actionnaires, le groupe U pourrait se permettre d’embaucher plus de personnel. Quand le tour de Vido arrive, le gérant du magasin, visiblement énervé par ces propos, refuse d’encaisser et reprend la marchandise. Vido tente de récupérer son repas de midi, le gérant s’interpose, le panier tombe par terre et l’emballage de la barquette d’échine de porc explose ! Vido, blasé, sort du magasin, poursuivi par le gérant qui lui réclame le (...)

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Procès antiterroriste à Paris
Faits et petit compte-rendu
Après quatre ans d’instruction par le parquet antiterroriste de Paris, de 5 à 13 mois de détention préventive suivis de plusieurs années de contrôle judiciaire jusqu’à aujourd’hui, le procès de Ivan, Bruno, Inès, Frank, Damien et Javier s’est finalement tenu à Paris du 14 au 22 mai 2012 au Tribunal de grande instance, sous juridiction antiterroriste.
C’était le premier procès de la dite « mouvance anarcho-autonome », appellation apparue en 2007, largement reprise par les médias et s’appliquant par la suite à différentes affaires en France.
Tous étaient accusés d’« association de malfaiteurs en relation avec (...)

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Procès de Chambéry
C’est l’histoire banale d’un accident qui ne mériterait pas vraiment qu’on s’y arrête, si l’État n’était pas venu y fourrer son gros nez. Si les polices européennes n’avaient pas fait de l’ultra-gauche l’une des nouvelles menaces terroristes prioritaires. Une histoire tragique qui aurait pu rester entre nous, avec des regrets. Une expérience qui tourne vinaigre.
Dans la nuit du 30 avril au premier mai 2009, à Cognin, près de Chambéry, soufflé-es par l’explosion d’un engin explosif artisanal, Zoé mourait, presque sur le coup, tandis que Mike, grièvement blessé, parvenait à sortir de l’usine (...)

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Labège : on en est où ?
À Toulouse, le 15 novembre dernier, sept lieux de vie ont été perquisitionnés, quinze personnes interpellées, dont six placées en garde à vue, soupçonnées d’avoir participé au « saccage » des locaux de la Protection judiciaire de la jeunesse à Labège, le 5 juillet 2011 (dans les faits quelques tags et un peu de merde déversée...). Finalement cinq mises en examen entraînent quatre détentions préventives à la Maison d’arrêt de Seysses, et un placement sous contrôle judiciaire.
À charge, l’appartenance à une « mouvance d’ultra-gauche toulousaine » fantasmée dont l’un des principaux champs d’action serait la lutte (...)

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A la direction et à la juge d’application des peines
Nous reproduisons ci-dessous une lettre de revendications rendue publique fin avril par des prisonniers du centre de détention de Roanne (Loire, région Rhône-Alpes). Un parloir sauvage de quelques dizaines de personnes, avec banderole et mégaphone, s’est tenu devant cette prison début mai, afin de saluer les détenus et d’exprimer une solidarité de l’extérieur.
Les prisonniers dénonçant leurs conditions de détention et plus généralement l’administration pénitentiaire s’exposent à toutes sortes de représailles de la part de celle-ci : transferts, mitard (mise à l’isolement en quartier disciplinaire), procès à (...)

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Liberté de l’élevage et des pratiques agricoles
Le texte qui suit a été écrit à l’occasion de la journée nationale d’actions contre le puçage électronique, le 17 février 2012. Depuis cette date, la situation a un peu évolué. Des collectifs se sont créés dans l’Aude, l’Ariège, l’Ardèche, les Cévennes, des infos sur cette lutte ont circulé, quelques articles sont parus dans la presse alternative et institutionnelle.
Cependant, rien n’a véritablement bougé au niveau du monde agricole et nous n’espérons rien du nouveau ministère de l’Agriculture et de l’agroalimentaire, dont le nom modifié ne fait que réaffirmer la logique industrielle et totalitaire. En PACA, 300 (...)

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L’agroarnaque
Depuis des dizaines d’années, les agriculteurs, poussés par les institutions – ministères, chambres d’agriculture... – s’empoisonnent et empoisonnent les terres, les sources, les cours d’eau pour le plus grand profit des trusts chimiques producteurs de pesticides, engrais, insecticides, fongicides, etc. Si durant les premières décennies de cette industrialisation forcenée la production a passablement augmenté, aujourd’hui elle stagne, la qualité baisse, les exploitations disparaissent au fur et à mesure que les revenus à l’hectare s’effondrent. L’« opinion publique » s’inquiète de la qualité (...)

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Nous nous opposons au projet de Center Parcs dans les Chambarans
Dans le Bulletin de Contre-Info n°10 a été évoquée la lutte contre la construction d’un centre de vacances dans une forêt en Isère, par la société Pierre & Vacances, un trust immobilier emblématique du capitalisme vert.
Parce que nous refusons non seulement la destruction d’une zone humide, le ravage de l’environnement et de sa biodiversité, la mise en danger d’une nappe phréatique et le gaspillage d’eau et d’énergie, mais aussi...
Parce que nous refusons de voir les territoires continuellement transformés et détruits par cette fuite en avant imposée par les besoins de la société marchande.
Parce que nous (...)

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La clé plutôt que la chaîne
Chaque année, des déchets nucléaires, retraités à l’usine de la Hague (Cotentin), repartent vers l’Allemagne, à Gorleben, dans un train équipé de conteneurs « Castor ». En Allemagne, une opposition massive et multiforme se retrouve chaque année sur le passage de ce train. En France, les résistances à ces transports, et au nucléaire en général, sont plus faibles. On se rappellera toutefois, en novembre 2004, des tentatives de blocage du train, pendant lesquelles Sébastien Briat fut tué, écrasé par la locomotive.
Fin novembre 2011, une initiative voulait rompre le train-train du nucléaire en faisant de ce (...)

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Oublier Fukushima - Textes et documents
Arkadi Filine, Les éditions du bout de la nuit
Traiter de catastrophes comme celles de Tchernobyl ou de Fukushima comporte le risque de relativiser ce qu’est le nucléaire dans la banalité de son quotidien, dans un pays nucléarisé comme la France. Passer à la loupe le cynisme des industriels et des dirigeants en période de crise, décrire l’étendue du désastre sanitaire et humain, l’horreur de ce que signifie survivre en territoire contaminé à des doses incroyables, « 100 fois, 1000 fois pire », pourrait nous faire accepter sans broncher ce que nous vivons ici. Le livre Oublier Fukushima évite cet écueil et montre les points communs, les logiques (...)

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Fukushima Paradise, pour une critique radicale du nucléaire (2005-2011)
Mutines seditions & la canaille, Collection A couteaux tirés.
Les textes antinucléaires de ce recueil tentent d’élaborer une projectualité débarrassée de toute médiation institutionnelle en s’inscrivant dans un perspective anti-autoritaire, c’est à dire vers un monde où la liberté ne serait pas qu’un aménagement agréable de la survie – les deux pieds irradiés dans la merde. Une perspective qui est aussi de ne pas s’en prendre uniquement au nucléaire, mais de le relier à ce qui lui permet d’exister, la domination capitaliste comme la domestication étatique.
Bref, si les quelques réflexions et expériences de lutte réunies ici ouvrent des pans de la critique et forment des (...)

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Mauvaise blague...
Mauvaise blague... Où ce qui est permis par la loi est interdit, dans les faits, par l’idéologie dominante.
La loi permettant à chacun-e d’accéder à la vasectomie ou à la ligature des trompes, sans autre motivation que de ne pas vouloir d’enfant, en est un exemple récent. Théoriquement, elle permettrait de vivre et de disposer de son corps comme nous l’entendons. Pratiquement, nous sommes taxé-es de « castrés » ou de « salopes », c’est-à-dire d’hommes fuyant leur fonction d’étalon et de femmes refusant leur rôle de matrice.
Le témoignage qui suit est l’exemple type de l’incohérence entre le droit et la morale. (...)

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Dans le hall de l’hôpital...
Il est 11 h 15, vendredi 20 avril 2012. Une quinzaine d’individus hommes et femmes se retrouve devant l’hôpital Arnaud-de-Villeneuve de Montpellier, dans l’intention de disposer une banderole « Nos corps et nos vies nous appartiennent ! Ne laissons pas le pouvoir médical décider pour nous ! », d’installer une table de presse abordant la médecine et le corps et de distribuer la lettre « Mauvaise blague... » (texte précédent), dans le hall. Par notre présence, nous perturbons l’ambiance « hall de gare » où les patientes patientent et le personnel médical s’agite. Réaction immédiate, deux vigiles et un (...)

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Ne votez jamais...
Nous nous plaisons à nous envisager tels des hommes et des femmes libres, entier-es et indivisibles, que l’on ne peut couper en petits bouts pour ranger dans les tiroirs institutionnels de l’Etat ou les tiroirs-caisses des patrons et autres propriétaires. Mais il n’est pas difficile de se rendre compte que tout cela n’est qu’une illusion de plus. Le fait est que nous ne parvenons pas à nous apparte- nir à nous-mêmes. Nous sommes possédés par des maîtres, à coup de fric et de temps. Notre temps est morcelé en petits bouts au loisir des politiciens, des publicitaires, des flics, des juges, des « aides » (...)

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Tunisie
Quelques réflexions autour des révoltes
Dans le dernier Bulletin de Contre-Info en Cévennes (n°11), nous évoquions en Edito les luttes et les mouvements « populaires » qui ont explosé dans de nombreux pays du « monde arabe » à l’hiver et au printemps 2010/11. En Tunisie, après la chute du clan Ben Ali/Trabelsi, l’élan de participation aux élections d’une Assemblée constituante et le relatif rapide retour au calme d’une partie des protestataires en attente de la nouvelle Constitution, semblent avoir témoigné d’une certaine aspiration démocratique (au nom de laquelle les puissances occidentales n’ont eu de cesse de justifier leurs interventions (...)

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L’UGTT
Ambigüe partenaire du RCD et des luttes de travailleurs
L’Union générale des travailleurs tunisiens, « syndicat unique » puisque le seul autorisé par le régime, a joué un rôle non négligeable dans les événements qui ont secoué le pays, mais avec une position souvent contradictoire.
Fondée en 1946 par le « martyr national Ferhat » Hached (assassiné en 1952 par les colons français), l’organi- sation a gardé une relation ambivalente à l’égard du régime, sous Bourguiba puis sous Ben Ali. Ses prises de positions officielles accompagnaient la politique de restructuration libérale menée par le parti unique, appelant par ailleurs à voter pour lui à chaque élection ou (...)

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Ennahdha
Dès 1981, à peine créé, Ennahdha (alors Mouvement de la tendance islamique) a renoncé à l’action clan- destine, souhaitant se faire reconnaître comme parti légal par le régime (il n’obtint jamais de visa du ministère de l’Intérieur). Lorsqu’il prît le pouvoir en 1987, Ben Ali annonça la démocratie, la réconciliation nationale et des élections libres. La libéralisation du régime en marche, 5 000 détenus islamistes furent sortis des geôles de Bourguiba et l’on demanda au MTI d’abandonner sa référence reli- gieuse pour participer aux élections, l’islam étant le « bien commun des Tunisiens. Sous la houlette de son (...)

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La Tunisie en quelques villes
Les villes présentées sommairement ici appartiennent à une zone géographique (Sud et Ouest) considérée comme « oubliée des politiques de développement ». Au contraire, les régions riches et urbanisées de la côte, articulées autour de l’axe Tunis-Sfax, ont bénéficié de l’essentiel des investissements en infrastructures. La première zone, dite « marginalisée », recèle l’essentiel des res- sources ; la seconde, privilégiée, abrite les centres de pouvoir (pôles artistiques et culturels y compris).
Gafsa (115 000 habitants) , s’est développée suite à la découverte en 1886 d’un des plus gros gisement de phosphates du (...)

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Agenda
• Lundi 18 au samedi 30 juin, à La Borie, à 5km de St Jean-du-Gard en direction de Saint-Etienne-Vallée Française : chantier Yourte indémontable (plancher et murs), avec un concert d’ouverture du groupe de piano et chant TWC (Tour With Cucusse) le 18 au soir.
• Vendredi 31 août, à 14h, devant le Tribunal d’Alès : rassemblement contre le fichage ADN (voir page 20 le tract L’ADN, à fond la forme !).
• Septembre : deux soirées de discussions sont prévues pour la rentrée. Une autour de la présentation des livres Oublier Fukushima et Fukushima paradise. Une autre avec le collectif RISC autour du texte Pourquoi (...)

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