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Articles publiés dans cette rubrique
Edito
Dans cet horizon nauséabond rêvé par les orchestrateurs de la course au profit, nous, les résidus de la guerre libérale, les encombrants du marché du travail, les exploités de ce monde, témoins de la grande braderie du vivant, refusons ce qui nous est imposé, à savoir : l’isolement, la réduction de toutes nos libertés, la marchandisation de nos vies, la précarisation entretenue par et pour le pouvoir.
En raison de l’éparpillement géographique que nous connaissons en Cévennes, il est difficile de s’organiser. Les nouvelles mettent des semaines à circuler d’une vallée à l’autre, au rythme du bouche à (...)

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Mon cher et fier Achille,
Je t’ai cherché dans la gare de Montpellier, j’ai éculé toutes les fontaines et les parcs où tu pouvais encore traîner, rien. Ça y est, la chasse est ouverte. Les fontaines, elles ont été réaménagées de manière à chasser le zonard, et les bancs, ils ont été étudiés pour que personne ne puisse s’y poser. Quant aux gares, elles sont aussi nettoyées que le sont les Galeries Lafayette ou les caisses de la Société Générale. Alors, où es-tu, Achille ? J’ai bien cherché dans un squatt ou deux, oui, mais ça expulse à tout va, ça restructure et pas moyen de t’y trouver. J’espère juste que tu t’es trouvé un petit coin pénard (...)

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Rafles des villes,... rafles des champs
L’éloignement des étrangers en situation irrégulière” a été désigné comme objectif prioritaire du gouvernement (25000 expulsions l’an dernier), et les pouvoirs publics ont entamé une véritable chasse aux sans-papiers.
Chaque semaine, de véritables rafles ont lieu dans les quartiers populaires de Montpellier, de Nîmes, de Béziers, de Sète et de toute les métropoles françaises : des policiers ratissent les rues, les cafés, les gares, et contrôlent les papiers des personnes qui leur paraissent étrangères. On ne compte plus les arrestations devant les écoles, les interpellations de travailleurs au petit matin, (...)

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Collectif en Cévennes
Suite à l’expulsion-destruction du squat de la Picharlerie, en juillet 2007, des assemblées larges et hétéroclites se sont tenues en Vallée-Française, en Lozère. Le collectif en Cévennes s’est crée dans ce contexte, sur les bases suivantes :
Face à un accès à la terre et à l’habitat rural bloqué par la spéculation (hausse des prix pour résidents secondaires fortunés) et par la propriété privée érigée en sainte relique ;
Face à une logique d’exploitation du territoire orchestrée par l’Etat et mise en oeuvre par ses relais locaux qui ote à la « campagne » ses dernières bribes d’autonomie, pour livrer ses plus (...)

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De la Picharlerie au cuirassé Potemkine en passant par la cabane à zéro euro
Après l’effervescence des consciences, comme on a pu le constater à la destruction de la Picharlerie, la question se pose de savoir si on va laisser les béniouiouis habituels reprendre de leur molle assurance pour nous ramener à cette léthargie cérébrale qui, en ruisselant le long des nerfs à longueur d’année, finit par faire de tout un chacun un zombi social.
Certes, les preuves ne manquent pas que les démolitions et expulsions se poursuivent ailleurs, et dans des proportions sans cesse grandissantes (voir l’opération bestiale menée contre un foyer de travailleurs dans le 13ème à Paris), mais le jeu (...)

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Y a pas besoin d’un uniforme pour être flic...
Depuis quelques mois, les dénonciations anonymes pour travail au noir se multiplient sur le bassin viganais. C’est arrivé y a pas si longtemps à un pote. Sur simple dénonciation à la gendarmerie, il a été convoqué par téléphone. Il a bien évidement nié tout travail non déclaré. Mais ce fut à lui de prouver son innocence. Convoqué au tribunal du Vigan, il a dû, pendant un mois, appeler les gendarmes tous les trois jours pour dire son emploi du temps. Selon la gendarmerie, ces dénonciations sont de plus en plus fréquentes. On ne va pas se mettre non plus à paranoïer sur chaque regard en coin de nos voisins, (...)

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La chasse aux pauvres
La chasse aux pauvres n’est pas seulement le fait de l’augmentation délirante des loyers et des marchandises qui nous poussent à aller vivre en cité. Il y a toutes les mesures prises pour nous faire travailler à l’œil en partenariat avec l’ANPE, ou pour nous remettre dans le circuit du travail sous la forme d’un contrat (RSA, CAE, …) qui, à terme, nous enlèvera les allocations et ne nous proposera aucun revenu véritable.
Il est à présent urgent de se regrouper pour faire face aux attaques des citoyens zélés contre les allocataires (délation, rapports bidon, coups de pression, désinformation concernant (...)

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Kalimero sous le soleil,
un collectif pour soutenir les inculpés de la guerre sociale en cours.
A la suite de la vague de répression, et en particulier d’incarcérations, qui a frappé plusieurs camarades, compagnons et amis lors des dernières élections présidentielles, plusieurs collectifs de soutien se sont mis en place dans différentes villes. Par suite, l’idée est venue de pérenniser ces structures, car les arrestations et condamnations tombent régulièrement. Il s’agit d’apporter une aide financière sous forme de mandats pour les prisonniers, d’un soutien technique pour la défense et de la création d’un rapport de force à l’intérieur comme à l’extérieur du tribunal. Les rencontres organisées sont (...)

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Le fer de lance de la lutte contre ce monde
« Faut-il montrer comment le droit d’héritage engendre tous les privilèges économiques, politiques et sociaux ? Il est évident que la différence des classes ne se maintient que par lui ! Par le droit d’héritage, les différences naturelles aussi bien que les différences passagères de fortune ou de bonheur qui peuvent exister entre les individus et qui devraient disparaître à mesure que les individus disparaissent eux-mêmes, s’éternisent, se pétrifient pour ainsi dire, et, devenant des différences traditionnelles, créent les privilèges de naissance, fondent les classes, et deviennent une source permanente de (...)

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