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L’industrie alésienne, restructurée durablement !?
des houillères à l’éco-industrie...

Au XVIIIe siècle, alors que l’industrie de la soie est en plein essor, des mines de charbon ouvrent à Alès. C’est le début de ce qui deviendra un des principaux bassin industriel du sud de la France, le plus puissant de la région Languedoc-Roussillon. En 1830, la Compagnie des Mines, Fonderies et Forges est créée. En 1843 ouvre l’École des Maîtres Ouvriers qui deviendra l’École des Mines, chargée de former les cadres pour l’exploitation du charbon. En 1855, l’usine Péchiney qui produira de l’acide sulfurique, de la soude caustique puis de l’aluminium ouvre ses portes à Salindres... L’ère industrielle s’instaure, on exploite les richesses du sous-sol et les masses laborieuses. En 1947, on dénombre 20 000 mineurs dans le bassin alésien. Mais à partir de 1958, la production de houille baisse progressivement. Les mines ferment. Les Houillères de Bassin du Centre et du Midi (HBCM) cessent totalement l’activité d’extraction de charbon à Alès en janvier 2001. à l’image des formations et des laboratoires de l’École des Mines, l’industrie alésienne se restructure petit à petit et se diversifie, s’axant vers de nouveaux marchés, la recherche et le développement de technologies de pointe. Des usines fonctionnent encore à plein régime, dans le secteur de la chimie notamment, mais la volonté politique est claire : axer le développement du capital vers l’innovation industrielle, accueillir les « nouveaux entrepreneurs », former et recruter techniciens supérieurs et ingénieurs, principalement pour créer des structures embauchant peu de salariés tout en générant un maximum de profit.

Des outils au service
de la recherche et du développement

L’agglomération du Grand Alès est l’institution phare de ces politiques de développement. L’agglo compte 2 584 entreprises (en comptant commerçants et artisans) qui s’étalent notamment sur 24 zones économiques et commerciales. Elle s’est dotée d’un outil pour fédérer les différents acteurs du développement afin de favoriser la création, l’implantation et le développement d’activités industrielles et de services à l’industrie. Il s’agit d’Alès Myriapolis, technopôle de développement économique. Pépinières d’entreprises, PIST (Parc Industriel Scientifique et Technologique de 60 ha au coeur d’Alès), ateliers relais..., accueillent les nouveaux capitalistes souhaitant s’installer dans l’ancien bassin minier.
L’École des Mines d’Alès (EMA), cette « Grande École » qui a pour objectif de former les nouvelles élites scientifiques bourgeoises, accueille notamment un incubateur intitulé « Innov’up » pour aider les porteurs de nouveaux projets entreprenariaux et trois centres de recherche axés sur les technologies émergentes. Le premier, le « Centre des matériaux de grande diffusion », travaille sur des projets portant notamment sur les biomatériaux, les matériaux composites, nanocomposites et les nanoparticules, les propriétés psychosensorielles des matériaux ou encore les instruments lasers et optiques ou la mécatronique (combinaison de la mécanique et de l’électronique). Les différentes sections du « laboratoire génie de l’environnement industriel et des risques industriels et naturels » mettent au point, entre autres, des nanostructures pour l’absorption des mauvaises odeurs, des matériaux à base de chitosane (provenant des déchets de crustacés et de champignons industriels, il entre notamment dans la fabrication de nombreux cosmétiques et médicaments ou encore sert au traitement des eaux usées), un logiciel pour calculer et modéliser les rejets accidentels de produits chimiques en mer, des dispositifs de « contrôle qualité » des rejets industriels, des biofiltres pour les rejets odorants des usines de traitement de déchets... Le troisième centre de recherche, « LGI2P », travaille dans les domaines du génie informatique, du génie automatique et des nouvelles technologies de l’information et de la communication, notamment sur les télécommunications, la robotisation et l’intelligence artificielle. Au coeur de ces dispositifs, les étudiants en blouse blanche, scientiflics et scientifrics, préparent notre avenir...

Le territoire économique est structuré par des clusters, c’està- dire des regroupements d’entreprises travaillant dans un domaine commun, qui sont soit des Systèmes productif locaux (SPL) soit des Pôles de compétitivité interrégionaux [1], sur lesquels misent énormément les politiques pour développer durablement le capitalisme. Localement, les clusters sont les pôles de compétence éco-industrie, mécanique et biotechnologies. à Alès, les pôles de compétitivité en présence sont au moins au nombre de cinq (Trimatec, Derby, Risques, Viaméca, Eurobiomed). Ils financent, soutiennent les projets de recherche et développement, exonèrent d’impôt et relient entre elles les entreprises. Trimatec, lancé à l’initiative du CEA et d’Areva depuis le site nucléaire du Tricastin, a pour objectif la « valorisation des technologies innovantes issues du nucléaire pour le développement durable », la réhabilitation des sites industriels en fin de vie, la revalorisation et le traitement des déchets et rejets industriels (issu du chimique et du nucléaire)... Le pôle s’étend sur les départements du Gard, de la Drôme, du Vaucluse, de l’Ardèche et de l’Hérault. Il est notamment à l’initiative de l’usine d’enrichissement d’uranium « Georges Besse 2 » qui vient d’ouvrir ses portes à Tricastin. Derby est un pôle qui vise au développement de la filière énergie renouvelable sur la région Languedoc-Roussillon, collectivité pilote en la matière. Le pôle Gestion des risques et vulnérabilité du territoire (régions PACA et Languedoc) regroupe les acteurs qui développent des réponses aux problématiques de gestion des risques naturels, industriels ou urbains, prioritairement sur le bassin méditerranéen (sécurité des entreprises, hygiène, santé au travail, valorisation des déchets...). Le pôle Viaméca s’étale sur 20 départements et concerne la filière de l’innovation mécanique. Le pôle Eurobiomed (ex-Orpheme) regroupe des entreprises des régions PACA et Languedoc qui travaillent dans le secteur de la santé (maladies infectieuses et tropicales, cancers, vieillissement, pathologies neurologiques, handicaps, bio-ingénierie...).

Les secteurs phares de la restructuration

La filière des éco-industries à Alès regroupe 50 PME dans des secteurs aussi variés que l’éco-construction, le traitement des eaux, les énergies renouvelables, l’ingénierie de l’environnement, la gestion des risques ou la production d’appareils d’analyse... en lien avec les pôles de compétitivité et laboratoires de recherche et développement suscités. La forêt cévenole constitue ainsi un capital important pour des entreprises comme Bois de France, Nuances Bois (construction de maisons à ossature bois), Ecologistik, BECL (Bois énergie Cévennes Languedoc) ou la SARL Environnement Bois énergie qui alimentent des chaudières à bois (granulés, plaquettes...) comme celles de l’office HLM de la Grand Combe ou du futur hôpital « éco-construction » d’Alès qui devrait ingurgiter 2 608 tonnes de bois. Greenwall, une entreprise alésienne, a breveté un concept de murs végétaux qui fleurissent un peu partout dans les quartiers huppés comme la Croisette ou les Champs-élysées (on se doute que l’éco-quartier en projet pour accueillir les bobos d’Alès leur fera la part belle). Loin de l’image bucolique de ces murs de plantes, d’autres entreprises éco-industrielles travaillent elles pour des industries loin d’être écologiques afin d’analyser, contrôler, traiter, filtrer les polluants. Il s’agit par exemple de CTI Sa (Céramiques Techniques et Industrielles), implantée à Salindres, qui fabrique notamment pour Rhodia, Axens, Atofina ou le CEA des membranes, supports catalytiques et céramiques pour filtrer les rejets gazeux et liquides. Comble de l’ironie, des Salindrois ont pourtant à plusieurs reprises remarqué d’épaisses fumées à odeur de « caoutchouc brûlé » émanant de l’usine et se dirigeant vers le village. L’entreprise espère pouvoir développer sa production grâce aux nanotechnologies et compte faire bénéficier de sa technologie le secteur des agrocarburants (qui tend à devenir une filière expérimentale autour d’Alès). Sur cette même commune, la société SOUREIL, filiale de Véolia, composte des boues d’épuration qui seront réutilisées pour les champs. BIO3G, qui connaît une forte croissance, produit elle des stimulants digestifs ou « Activ Tonic », granulés de fertilisant « écologique » pour le sol. C’est à Salindres également que la société SITA Sud, filiale de Suez, compte installer une usine de tri mécanobiologique des déchets. L’usine, dont le projet vient d’être validé par le conseil municipal, devrait traiter 50 000 tonnes de déchets correspondant à la production de plus de 100 000 habitants d’une zone allant de Saint-Jean-du-Gard à Bagnols-sur-Cèze. Elle est censée s’implanter sur un site déjà hautement pollué par l’activité industrielle, à quelques centaines de mètres d’habitations. Heureusement, certains habitants du village ne voient pas le projet commandité par Max Roustan (président de l’agglo d’Alès) d’un bon oeil et s’y opposent fermement [2]]. Au sein du pôle éco-industrie, on peut aussi mentionner Satujo qui fabrique des dispositifs gonflables ou dilatables qui servent de barrage et d’obturateurs « anti-pollution » ou encore de coffrage pour les travaux publics, notamment pour le constructeur Bouygues.

Le pôle Mécanique, autre secteur important de l’économie alésienne, semble lui aussi vouloir se teinter de vert en commercialisant des cabriolets entièrement au gaz naturel ou des cyclomoteurs électriques. Premier site de France dédié intégralement au secteur industriel de fabrication et de services autos et motos, le SPL regroupe 52 entreprises et de nombreux services et infrastructures (école de mécanique, circuits d’essai, écuries, ateliers relais, constructeurs, organismes de transport par hélicoptère, recherche en mécanique de pointe...). On y fabrique des pièces de précision pour bolides, on y invente des systèmes informatique pour les sports mécaniques, on y organise des stages pour récupérer les points de permis ou la formation de mécanicien de compétition. Tout pour la frime, la vitesse et l’émission d’hydrocarbures ! Ne cherchons pas à savoir pourquoi il y a tant de sportifs automobiles sur les chemins cévenols... PGO automobiles, seul constructeur français de bagnoles en petite série (dont l’actionnariat principal est basé au Moyen-Orient), est ainsi implanté à Alès, d’où il lance ses véhicules de luxe, telle la Cévenne, conçue en exclusivité pour la bourgeoisie mondiale. En outre, pour ce qui est de la mécanique de masse, au sein de l’usine SNR Cévennes à Saint-Privatdes- Vieux, près de 300 ouvriers, qui ne doivent pas rouler en cabriolet PGO, fabriquent des roulements pour Renault ou Mercedes-Benz.

La filière biotechnologie, nettement moins développée sur Alès que les précédentes, reste néanmoins l’un des principaux axes vers lesquels l’économie locale tend à se restructurer. Elle repose sur une plateforme de recherche qui allie l’EMA à l’INRA et au CNRS, sur le cluster BioTechNimes, le pôle de compétitivité Eurobiomed et sur deux entreprises, ProNectar (qui développe et produit des matières premières d’origines biologiques pour le secteur cosmétique) et MabGène (Monoclonal Antibody Genetic). Cette société, qui vient d’être en partie rachetée par le groupe pharmaceutique LFB (leader dans la fabrication et la commercialisation de médicaments issus du plasma humain), est en pleine expansion. Elle vient de s’offrir un nouveau site de production aux normes GMP (Good Manufacturing Practices) et compte embaucher d’avantage de « personnel hautement qualifié » afin d’entrer dans le cercle mondial très fermé des sociétés maîtrisant les trois étapes de la production de biomolécules in vitro : création de lignées cellulaires d’expression, production de lots pilotes et de lots pour essais cliniques, s’attaquant ainsi à un marché de plusieurs milliards de dollars avec moins d’une dizaine de concurrents. Dans ses labos sont stockées, manipulées, clonées, des cellules vivantes (cellules animales, humaines, baculovirus...). On y « cultive » des lignées de cellules vivantes, on pratique des opérations d’insertion d’ADN codant dans des cellules animales... Pour ses clients que sont l’industrie pharmaceutique et l’industrie du diagnostic in vitro, MabGène produit des anticorps monoclonaux et d’autres types de protéines combinées, qui seront utilisées dans de nouveaux procédés médicamenteux censés soigner des personnes atteintes de cancer ou de maladies orphelines ou encore leur permettant de lutter contre les rejets de greffe. C’est donc sous couvert d’oeuvrer pour leur santé que ces industriels apprentis-sorciers expérimentent à grande échelle sur des cobayes humains, non sans avoir préalablement sacrifié quelques animaux de laboratoires [3]

Autre secteur porteur d’espoir pour le capital à Alès, celui du télémarketing, de la filière « relation client ». Le site d’Alès Myriapolis vante ainsi les ressources locales aux entrepreneurs en leur précisant que le salaire des téléopérateurs dans la région est inférieur de 10% à la moyenne nationale ! L’entreprise Call Expert, spécialiste du télémarketing, vient de s’implanter à St-Christol, où elle compte créer 200 emplois d’ici la fin 2009. Des salariés qui auront la joie de gérer la clientèle de Pizza Hut, KFC, Coca-Cola, American Express, Ebay, Auchan, Le Parisien...

L’industrie touristique aussi est en vogue à l’intérieur et surtout autour du bassin alésien. De nombreuses entreprises se spécialisent dans l’industrie de produits du terroir, d’autres dans le secteur de la restauration et de l’hébergement pour accueillir les hordes qui viendront visiter les anciens sites miniers devenus musées. La mine du Mercoirol sera ainsi transformée en bases de loisirs de 250 ha avec trois lacs, un stade d’eaux vives, une rivière canyoning... Côté loisirs encore, sans doute pour accueillir tous ces nouveaux cadres et patrons, on projette à Saint- Hilaire-de-Brethmas de construire un golf sur une zone de 250 ha qui, d’après les opposants, pompera à peu près toutes les ressources en eau des environs. La municipalité et la communauté d’agglo vantent l’intérêt économique du projet.

Des secteurs plus
traditionnels encore en place...

L’industrie chimique est principalement implantée à Salindres, notamment avec le complexe industriel GIE Chimie classé Séveso 2 (comme l’usine AZF qui a explosé en 2001 à Toulouse). Cette plateforme qui embauche 450 personnes parmi lesquelles bon nombre de prolétaires, rassemble les entreprises Rhodia organique (ex-Rhône-Poulenc), Géo Gallium et Axens. Dans l’usine Rhodia d’où sortent d’épaisses fumées jaunes contenant de l’oxyde d’azote, sont fabriqués des fluorés, extrêmement polluants, inflammables et corrosifs qui entrent dans la fabrication d’herbicides, de pesticides, de médicaments de type analgésiques, de batteries, de cristaux liquides pour les écrans... Axens produit des catalyseurs et des adsorbants pour l’industrie pétrochimique (raffineries). Géo Gallium, filiale du groupe américain Geo Specials Chemicals, produit du gallium, élément chimique utilisé par la médecine nucléaire pour la détection de sites d’inflammation.

La métallurgie et la sidérurgie sont également bien présentes. Tamaris (groupe Delachaux) est une forge alésienne active depuis 1830. L’acier produit par les près de 150 salariés part désormais pour l’industrie automobile après avoir fourni le programme français des centrales nucléaires dans les années 50. Richard-Ducros (qui existe depuis 142 ans) produit des ouvrages d’art métalliques pour les 2x2 voies, les lignes TGV ou encore les chantiers navals, notamment dans ses deux sites alésiens qui embauchent 200 ouvriers. L’entreprise métallurgique EEB (Engineering European Bureau) basée à Salindres, qui travaille essentiellement dans la tuyauterie et la chaudronnerie, a aussi conçu un système de récolte de sel adaptable sur bulldozer qu’elle commercialise au Sénégal.

Du côté du plastoc, la jeune entreprise SP Plast réalise des pièces plastiques techniques (par exemple des couvercles) avec des presses de 60 à 200 tonnes. L’entreprise Capelle implantée à Vézénobres (siège social) et à St-Hilaire-de-Brethmas est elle spécialisée dans le transport exceptionnel, la manutention et le levage, au service de l’industrie.

Au sein de la filière des équipements électroniques et électrotechniques, l’usine Crouzet (groupe CST) embauche 300 personnes pour fabriquer des solutions et composants pour l’automatisme, sous-traitant notamment pour les automobiles Renault ou PSA, les photocopieurs Xerox ou les moteurs de piscine Zodiac... Merlin Gérin (groupe Schneider Electric) emploie 495 prolétaires et ingénieurs (formés à l’EMA bien sûr) pour fabriquer des disjoncteurs miniatures. Les ouvriers de cette usine se sont mis en grève en avril 2007 pour dénoncer la volonté patronale d’augmenter les cadences alors qu’augmentent troubles musculo-squelettiques et dépressions. Aujourd’hui, ce sont au moins 108 emplois qui sont menacés sur le site alésien alors que la direction a mis en place le chômage partiel depuis plusieurs semaines et que les commandes sont en baisse.

Ce tour d’horizon du secteur industriel dans le bassin d’Alès a l’ambition d’aiguiser un peu plus notre connaissance du capitalisme local. En lien avec la recherche et le secteur marchand, grâce aux extractions de matières premières dans des mines semblables à celles d’Alès au xixe mais qui sont aujourd’hui disséminées sur le globe, l’industrie reste le centre névralgique du capital. Nous ne sommes pas dans une société post-industrielle, l’industrie reste au coeur de nos vies à chaque instant. L’État, les collectivités territoriales, n’ont de cesse d’oeuvrer pour son développement. Même si son visage se teinte toujours plus de modernisme, d’écologie ou d’éthique, le monde industriel sera toujours l’ennemi à abattre parce qu’en générant toujours plus de profit pour la bourgeoisie, il continue de nous maintenir dans l’aliénation, créant toujours plus de besoins superficiels et des technologies visant à accroître le contrôle des populations. Pour les ouvriers, les conditions de travail à l’usine comme derrière un standard téléphonique, bien que différentes de celles et de ceux qui descendaient à la mine pour en extraire le charbon, restent oppressantes au plus haut point, dangereuses et avilissantes. Il n’est par ailleurs pas dur de se rendre compte que l’environnement, déjà fortement dégradé, continue de l’être par les rejets et les résidus des industries, sans parler de ce que risquent d’engendrer les manipulations du vivant et celles de la matière au niveau moléculaire. Même si l’industrie locale se tourne vers les services et les technologies de pointe, elle ne peut le faire que parce que les secteurs traditionnels dont elle dépend licencient ici pour délocaliser leur production là où la main d’oeuvre est moins chère.

En attendant d’en finir pour de bon avec ces entreprises, ces labos et ce progrès mortifère, continuons d’occuper leurs chantiers, de saboter les machines, de séquestrer les patrons et de brûler les stocks ! Tissons des solidarités de classe pour que cesse l’exploitation.

 

[1] « Un pôle de compétitivité se définit comme la combinaison, sur un espace géographique donné, d’entreprises, de centres de formation et d’unités de recherche publiques ou privées, engagés dans une démarche partenariale destinée à dégager des synergies autour de projets communs à caractère innovant. Ce partenariat devra rechercher la masse critique pour atteindre une compétitivité mais aussi une visibilité internationale. » Les pôles de compétitivité sont au nombre de 71 en France et traversent tous les secteurs de l’industrie.

[2] Pour plus d’information sur ce projet et la pollution à Salindres : [www.salindresvillepoubelles. com->www.salindresvillepoubelles. com

[3] Selon Wikipédia, la production d’anticorps monoclonaux nécessite le sacrifice d’animal de type rongeur à qui l’on inocule un antigène avant de récupérer dans sa rate les cellules nécessaires à la suite de l’opération..