Accueil du siteles bulletinsbulletin n°1 |     Plan du site                                                                 |contact|

Collectif en Cévennes
Suite à l’expulsion-destruction du squat de la Picharlerie, en juillet 2007, des assemblées larges et hétéroclites se sont tenues en Vallée-Française, en Lozère. Le collectif en Cévennes s’est crée dans ce contexte, sur les bases suivantes :


    Face à un accès à la terre et à l’habitat rural bloqué par la spéculation (hausse des prix pour résidents secondaires fortunés) et par la propriété privée érigée en sainte relique ;
    Face à une logique d’exploitation du territoire orchestrée par l’Etat et mise en oeuvre par ses relais locaux qui ote à la « campagne » ses dernières bribes d’autonomie, pour livrer ses plus beaux attributs à la marchandise ;
    Face à la politique d’aménagement du territoire qui s’ensuit : élargissement/construction de routes pour rapprocher des gares TGV et des supermarchés ; couverture générale pour la téléphonie mobile ; accès à l’internet à haut débit et subventions à la création/installation d’entreprises pour développer les activités économiques de commerces et services et favoriser le pillage « durable » des ressources locales ;
    Face aux constructions de résidences pavillonaires pour accueillir le personnel à venir, au développement des structures vouées à l’accueil touristique pour rentabiliser cette « nature » si attrayante dans ce monde en perdition... ; et à une « campagne » sans paysans, conquise jusqu’au bout de ses pistes, dédiée à l’urbanité ;
    Face à la politique de répression de ceux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas s’adapter à la logique marchande ;
Un collectif s’est constitué dans les Cévennes.
Il souhaite poser publiquement la question de l’usage des terres, de l’habitat et de l’abolition de la propriété privée.
Il propose d’aider, dans la mesure de ses forces, à l’installation et à la réalisation de projets de vie, fondés sur une recherche d’autonomie économique et politique, hors des dogmes et des institutions du capital, des directives régionales ou européennes : constructions hors-normes, occupations illégales, mise en culture de terre pour l’auto-subsistance... Il propose d’oeuvrer à la construction d’un rapport de forces face aux différents rouages administratifs, économiques et étatiques, contre la politique de « décabanisation », pour limiter, voire empêcher, les expulsions et les destructions de lieux de vie et de terrains utilisés ; et plus largement, contre la logique de développement territorial en cours. Il souhaite se solidariser avec ceux et celles dont les démarches et résistances vont dans ce sens, échanger et s’organiser avec d’autres collectifs ou réseaux, dans la mesure d’objectifs communs.

Contact collectif : collectifencevennes(at)no-log.org
lapicharlerie.internetdown.org