Accueil du siteles bulletinsbulletin n°6 |     Plan du site                                                                 |contact|

Tricastin : Mascarade pour un Die-in

Environ 300 manifestants (seulement !) étaient rassemblés le 25 octobre devant le site nucléaire de Tricastin (Vaucluse).
Beaucoup d’organisations : Sortir du nucléaire, Greenpeace, les Verts, le NPA (Nouveau parti anticapitaliste)..., étaient bien sûr présentes. Elles ont fait leur petit commerce (vente de journaux, de T-shirts, de stickers, ...) et se sont prises en photo devant les honteuses cheminées afin de pouvoir reprendre l’événement dans leurs colonnes. Et, pour la grande soupe médiatique, une belle photo de famille !
Tout cela, serré de près par une centaine de gardes mobiles, de nombreux RG et autres membres de la BAC (brigade anticriminalité). Plusieurs voitures de manifestants sont bloquées au péage de l’autoroute, alors qu’un die-in (comprendre « tous allongés par terre ») est organisé devant la centrale, et que beaucoup s’allongent en effet pour simuler une catastrophe. L’ambiance de mort qui règne depuis le début est maintenant visible.
14h30 : la manif part pour une « marche pour la vie ». Nous, c’est une course que nous voulons. Une course pour hâter la fin du système capitaliste et de sa morale.
On pouvait entendre parmi les slogans : « Ni co-existence, ni gestion des nuisances, guerre au capital et à son monde  ! », « Ni nucléaire, ni énergies propres, débranchons le Capital ! ».
Autour, la population locale, absente du cortège, regarde, parfois avec un mot de soutien ou de dédain. Il faut dire que la majorité des habitants travaillent, directement ou pas, pour la centrale. Il est clair ici que les diktats du salariat anéantissent toute forme de contestation.

La promenade se termine sur la place de la mairie, où les récupérateurs de tous bords se font siffler au grè de leurs interventions.
L’opposition à l’industrie nucléaire est vaine si elle ne questionne pas les conditions de son existence, à savoir l’organisation de la production en général, sa concentration, et les chaînes de commandement « démocratiques » qui déterminent les prises de décision.

DETRUISONS CE QUI NOUS DETRUIT !

La brochure distribuée sur place est disponible sur le site du journal