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LOPPSI et Cie  : augmentation du flicage des allocataires...

La loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, votée le 8 février 2011, est un paquet législatif où l’on trouve de nombreuses dispositions confirmant l’offensive de l’État lancée contre les populations pauvres.
L’article 37 bis A s’attèle au flicage des allocataires de prestations sociales, qu’il s’agisse des allocations familiales, du RSA, des allocations logement, de la sécurité sociale, de l’ASS, de l’allocation chômage... Le prétexte utilisé est la lutte contre «  la fraude en matière sociale  ». Il s’agit dès lors de débusquer, de radier et de réprimer tous ceux qui auront omis de déclarer un changement de situation quelconque, qui auront travaillé quelques heures sans en avertir l’institution ou n’auront pas noté le chèque de mère-grand sur leur déclaration trimestrielle...
Pour traquer ces nouveaux délinquants que sont les «  fraudeurs  », une des dispositions est de permettre l’interconnexion des fichiers des différentes administrations (CAF, pôle emploi, MSA, CPAM, impôts, douanes, justice, police, préfecture, inspection du travail...), notamment grâce à la levée du secret professionnel des services sociaux. Les bases de données existantes, celle de la CAF par exemple, permettaient déjà aux socio-flics de dresser des profils types de «  familles à risque  ». Dorénavant, ce maillage s’intensifie et tout ce qui est rentré dans un ordinateur de l’un des organismes sera consultable par les autres services et pourra aisément se retourner contre nous.
Par ailleurs, la loi prévoit l’assermentation de certains agents, dans les pôles emploi par exemple, pour leur permettre de dresser des procès verbaux en cas de constatation de fraude, de défaut de papiers en règle, d’outrage ou d’obstacle à l’accomplissement de leur fonction. Autrement dit, ces véritables «  flics de l’emploi  » pourront désormais taper sur les doigts de ceux qui ne se laissent pas faire face aux tracasseries et aux paperasseries de l’administration.
Le contrôle s’intensifie envers ceux qui perçoivent ces quelques miettes que sont les prestations sociales. La logique qui est derrière c’est de multiplier les radiations au moindre prétexte et d’empêcher quiconque de continuer à se débrouiller avec le peu qui nous est laissé. La chasse aux pauvres s’accélère... Mais nous n’entendons pas nous laisser faire  !

Face à une pression de plus en plus forte des administrations, opposons leur nos solidarités et notre combativité. Devenons ingérables, obstruons systématiquement leurs tentatives de nous fliquer ou de nous infantiliser.

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